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L'actu IA du 24 octobre 2026 : Claude Duet d'Anthropic, Agent Compute Engine de Google, OpenAI sur Google Cloud

Anthropic lance Claude Duet, Google dévoile Agent Compute Engine, OpenAI arrive sur Google Cloud, Muse passe 10 millions d'utilisateurs.

Alexandre12 min de lecture
Crédit : dpa, via TechCrunch
Anthropic a ouvert le 21 octobre la préversion de Claude Duet, un agent qui travaille en arrière-plan pour les professionnels et les petites entreprises. Le lendemain, Google Cloud a présenté Agent Compute Engine, un service qui donne à chaque agent sa propre micro-machine virtuelle isolée au niveau matériel.
Les agents occupent toute la semaine. OpenAI met ses modèles sur Google Cloud et passe à trois fournisseurs cloud majeurs. Meta annonce plus de 10 millions d'utilisateurs de Muse, avec un panier moyen supérieur à 200 dollars pour les achats faits par l'agent. Et selon le Wall Street Journal, Elon Musk aurait ordonné un plafond de 100 miles par heure sur Starshield, qui a coupé la connexion de drones ukrainiens le 14 octobre.
Décryptage.
Illustration : Sam Altman lors de la keynote de la DevDay d'OpenAI à San Francisco

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Crédit : Reuters, via CNBC

Google Cloud : OpenAI arrive, et Agent Compute Engine héberge les agents

OpenAI rend ses modèles disponibles sur Google Cloud, via le catalogue Model Garden et l'outil de code Antigravity, dans les prochaines semaines. Avec Azure et AWS, ses modèles sont désormais proposés par les trois premiers fournisseurs cloud, moins de six mois après la fin de l'exclusivité de Microsoft.
L'annonce date du mercredi 21 octobre (CNBC). Le calendrier est serré : OpenAI a mis fin à l'exclusivité de Microsoft sur sa propriété intellectuelle il y a moins de six mois. Amazon avait annoncé l'hébergement de ses modèles le 28 avril. Google était le dernier des trois à manquer à l'appel.
Pour Google, l'enjeu se lit dans les chiffres de son activité cloud. La croissance annualisée du segment est passée d'environ 63 % au premier trimestre à 82 % au deuxième, tirée en partie par la demande en modèles d'IA et en puces maison. Amazon et Microsoft affichaient respectivement 37 % et 42 % sur la même période, et les trois publient leurs résultats la semaine prochaine.
Les entreprises qui ont déjà un engagement de dépense avec Google peuvent y puiser sans nouveau contrat, c'est le levier de distribution visé. Selon les données de la carte bancaire d'entreprise Ramp citées par CNBC, la majorité des dépenses d'IA des entreprises va à OpenAI et Anthropic, alors que Gemini est surtout intégré par certains services informatiques.
OpenAI cherche en parallèle des investisseurs à une valorisation de 1 400 milliards de dollars et vise une introduction en Bourse. Les agents de code qui orchestrent plusieurs modèles dans une même chaîne de travail ont été décrits en détail sur le blog (architecture des agents de code IA), et la multiplication des accès cloud va dans le sens de ce type d'architecture.

Agent Compute Engine : une micro-machine par agent

Le 22 octobre, lors de la conférence AGNTCon + MCPCon, Google Cloud a présenté Agent Compute Engine, le service qui fait déjà tourner les agents de Gemini. Il sera disponible en préversion dans les prochains mois (Google Cloud). Chaque agent obtient une microVM (une machine virtuelle très légère) isolée au niveau matériel, avec son propre noyau, son identité et son disque Hyperdisk. Les microVM inactives sont mises en pause par checkpoint, puis reprises depuis un instantané quand l'agent attend un humain ou un système externe.
Pour les équipes sur Kubernetes, Google propose Agent Substrate, un runtime open source : lors d'un test avec 200 000 agents, il a tenu 500 activations par seconde, avec une latence de suspension et de reprise inférieure à 500 ms. Il fonctionne avec n'importe quel framework d'agent, dont Claude Code, OpenClaw et Hermes.
Côté gouvernance, Agent Gateway, Agent Registry et Agent Identity (basé sur le standard SPIFFE) s'étendent à Cloud Run, GKE et au multicloud. Google annonce aussi, en préversion prochaine, un contrôle des agents locaux comme Claude Code sur les postes managés, avec un bac à sable au niveau du système d'exploitation.
Côté Meta, les résultats du troisième trimestre donnent les premiers chiffres d'usage d'un agent grand public.
Illustration : un doigt sur l'application Muse de Meta affichée sur un smartphone

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Crédit : Getty Images, via TechCrunch

Meta : plus de 10 millions d'utilisateurs pour Muse, et le shopping en tête

Mark Zuckerberg a annoncé le 21 octobre, lors des résultats du troisième trimestre, que plus de 10 millions de personnes aux États-Unis et au Canada ont configuré un agent Muse en un mois et demi. Environ 25 % l'utilisent chaque jour, et le shopping est l'usage numéro un.
Meta a publié un chiffre d'affaires de 64,60 milliards de dollars, contre 63,37 milliards attendus, en hausse de 26 % sur un an. Pour le quatrième trimestre, l'entreprise prévoit entre 73 et 76 milliards de dollars (CNBC). L'action a pris environ 2,5 % après la clôture.
Le détail le plus commenté concerne les achats. Plus d'un quart des utilisateurs qui passent par Muse pour acheter dépensent en moyenne plus de 200 dollars par commande. Zuckerberg cite Plaid, le service qui relie les applications de paiement aux comptes bancaires : l'entreprise n'a "jamais vu" une activité de ce niveau sur un autre service (TechCrunch).
Le détail de la gamme (Muse, Muse Code, Muse Glimmer, les gadgets et le fonctionnement des agents) est traité dans l'article dédié : Meta lance Muse, Muse Code et Muse Glimmer, panorama de sa nouvelle gamme d'IA.
Sensor Tower avait mesuré 10 millions de téléchargements américains en 40 jours, un seuil que seules 11 autres applications ont atteint, selon TechCrunch.

Un agent encore coûteux à faire tourner

Zuckerberg reconnaît que Muse consomme beaucoup de calcul à court terme. L'objectif annoncé est d'améliorer son efficacité de coût de plus de 10 fois en un an, afin que le service devienne rentable une fois les revenus à l'échelle. Meta compte monétiser Muse en le laissant gratuit pour la majorité des utilisateurs, en prélevant un pourcentage sur le commerce réalisé, et en faisant payer les utilisateurs intensifs qui veulent les modèles les plus avancés.
Meta prévoit aussi un "réseau Muse", où les agents de proches pourraient collaborer, et vise une capacité d'accueil de plus d'un milliard de personnes dans les prochaines années.
Visuel officiel de Muse : le logo M bleu entouré de bulles de conversation avec l'agent

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Crédit : Meta
Le même jour, le 21 octobre, Anthropic ouvrait la préversion de Claude Duet.
Illustration : les écrans de Claude Duet, avec la liste des tâches actives et un e-mail rédigé par l'agent

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Crédit : Anthropic, via TechCrunch

Claude Duet : l'agent d'Anthropic vise les pros et les petites entreprises

Anthropic a ouvert le 21 octobre une préversion de Claude Duet, un agent proactif construit sur Claude Opus 5.5, destiné aux professionnels et aux petites entreprises. Il envoie des briefs quotidiens, construit des tableaux de bord et travaille en arrière-plan dans sa propre machine virtuelle, avec validation humaine pour les actions sensibles.
Duet se connecte à plus de 6 000 connecteurs et plugins du Claude Marketplace. Il peut faire des achats en ligne via le portefeuille Link de Stripe ou Shop Pay de Shopify, mais ne négocie pas de titres financiers et ne déplace pas d'argent entre comptes (TechCrunch).
Anthropic a ajouté un classifieur qui vérifie chaque message pour éviter les fuites d'informations sensibles. Par défaut, l'agent refuse les demandes qui portent sur des numéros de carte bancaire ou des pièces d'identité.
L'accès se fait par liste d'attente, sur iOS, Android et sur le web, pour les abonnés Pro et Max. L'entreprise précise que Duet est moins à l'aise sur les courses personnelles, comme réserver des billets, et qu'il "peut mal interpréter un fil de discussion ou mal calibrer ce qui est urgent" (CNBC).
Un agent "always-on", c'est un assistant qui continue à travailler quand l'utilisateur ferme l'application, au lieu d'attendre une question. OpenAI avec Dots, Meta avec Muse et Anthropic avec Duet occupent maintenant le même terrain, avec des positionnements différents (grand public pour Meta, mixte pour OpenAI, travail pour Anthropic). Pour comprendre comment ces agents s'appuient sur des outils et de la mémoire, voir comment fonctionne Claude Code au quotidien.
Trois jours plus tôt, Anthropic avait annoncé un engagement d'un tout autre ordre, sur son capital.

Anthropic engage 5 % de ses actions dans un fonds d'intérêt public

Anthropic a annoncé le 18 octobre qu'un fonds d'intérêt public recevra 5 % de ses actions, avec 2 % de plus à chaque hausse de 50 % de sa valeur au-delà d'un seuil non publié.
Le fonds d'Anthropic prendra la forme d'une société à responsabilité limitée détenue à 100 % par l'entreprise, et non d'une association 501(c)(3). Il pourra financer de grandes donations ou des approches pour traiter les effets de l'IA sur l'emploi. L'entreprise dit avoir déjà engagé 200 millions de dollars pour étudier ces effets. Selon un rapport de Pew Research d'août, 71 % des adultes américains pensent que l'IA réduira le nombre d'emplois dans les deux prochaines années (CNBC).
Le calendrier coïncide avec l'introduction en Bourse attendue pour novembre. Anthropic a déclaré 16,8 milliards de dollars de revenu au troisième trimestre, comme détaillé dans l'actu IA du 16 octobre. Lise Buyer, du cabinet Class V Group, juge l'annonce à la fois nécessaire pour préparer l'IPO et "bénéfique pour l'image". Elon Musk a répondu sur X qu'il "recommande de donner les actions directement au public". Le 21 octobre, Anthropic a aussi nommé le physicien Christopher Stubbs, de Harvard, à son Long-Term Benefit Trust, l'organe indépendant qui peut désigner une majorité du conseil d'administration (CNBC).
Un autre dossier occupe Washington depuis le 14 octobre : un plafond de vitesse sur un réseau satellite.
Illustration : Elon Musk à la Maison-Blanche

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Crédit : Getty Images, via CNBC

Starshield : un plafond à 100 mph qui paralyse des drones ukrainiens

Le 14 octobre, des responsables ukrainiens ont accusé SpaceX d'avoir limité sans préavis la vitesse de Starshield, la version gouvernementale de Starlink. Au-delà de 100 miles par heure, les drones perdaient leur liaison. Le Wall Street Journal affirme le 20 octobre que Musk a ordonné la mesure. Trump dit ne pas y avoir participé.
Starshield est un réseau satellite sécurisé pour les gouvernements, bâti sur la technologie Starlink. La limite touche les drones et autres appareils qui se déplacent à plus de 160 km/h, utilisés par les forces ukrainiennes. Un commandant ukrainien a déclaré au New York Times que le plafond a coûté plus d'un million de dollars à son unité et retardé des missions de trois jours (CNBC).

Côté gouvernement américain

Selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables américains et des personnes proches du dossier, Musk a imposé le plafond et en a discuté avec Trump peu après la révélation publique du changement. L'une de ses sources ajoute que Musk en avait parlé à plusieurs hauts responsables de l'administration avant de l'appliquer (Quartz).
Musk a écrit sur X que les systèmes Starshield sont "détenus et contrôlés par le gouvernement américain" et que les limites sont "décidées par l'armée américaine et, in fine, par le président". Mercredi, Trump a répondu : "Je ne sais pas qui l'a fait, mais je n'étais pas impliqué" (CNBC). Volodymyr Zelensky a indiqué lundi que son armée subit encore des restrictions de vitesse "à différents endroits du front", sans explication reçue de la partie américaine.
Le sénateur républicain John Cornyn estime que Musk n'aurait pas agi sans "au moins l'acquiescement de la Maison Blanche". La représentante démocrate Pramila Jayapal réclame une enquête. Un groupe bipartisan d'élus demande que Musk puisse être entendu sous serment.
Illustration : deux soldats ukrainiens installent un terminal Starlink sur une position de combat

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Crédit : Getty Images, via CNBC

Une dépendance qui pousse l'Ukraine à chercher d'autres liaisons

Starlink compte plus de 11 000 satellites en orbite, selon l'astronome Jonathan McDowell, et opère dans 174 pays d'après Gwynne Shotwell, directrice des opérations de SpaceX. Aucun réseau concurrent n'offre aujourd'hui cette couverture : le réseau Leo d'Amazon compte 390 satellites déployés, TeraWave de Blue Origin vise ses premiers satellites au quatrième trimestre 2027 et le programme européen IRIS² n'a pas de lancement prévu avant 2029.
Eutelsat, qui exploite plus de 600 satellites, a gagné 23 % en Bourse le 14 octobre à l'annonce des restrictions. Le consultant Christian Freiherr von der Ropp estime que ces solutions resteront loin de Starlink en capacité et en couverture, et que le poids des terminaux d'Eutelsat les rend peu adaptés au champ de bataille. Zelensky a rencontré cette semaine le ministre norvégien de la Défense et l'industriel Kongsberg pour lancer de nouvelles capacités de communication par satellite.
Une seule entreprise contrôle la liaison de milliers de drones sur un front, et sa direction peut en modifier les paramètres en un message.
La gouvernance des systèmes d'IA fait l'objet d'un autre dossier cette semaine, côté OpenAI.

OpenAI : des failles trouvées par des évaluateurs externes

Jeudi, METR et Redwood Research ont rendu compte d'un audit pilote du système de surveillance interne d'OpenAI. Il a révélé des vulnérabilités inédites, que l'entreprise dit avoir corrigées.
Du 21 juillet au 11 août, un employé de METR et un de Redwood Research ont eu accès à la base de code, à la documentation et à certaines équipes techniques d'OpenAI, sous escorte et sur des appareils qui n'ont jamais quitté les locaux. Ils ont trouvé plusieurs "vulnérabilités inédites", dont une faille qui permettait à des agents d'empêcher la surveillance de "centaines" d'actions récentes. OpenAI affirme les avoir corrigées. Un rapport interne de 61 pages a été remis à l'entreprise, et seul un compte rendu de haut niveau est public (CNBC).
Sam Altman avait promis en septembre un accès "comparable à celui d'un employé" aux évaluateurs indépendants, après une proposition de Dario Amodei. Donald Trump a encouragé les entreprises d'IA à travailler avec un auditeur externe dans l'accord volontaire présenté à la Maison Blanche.
Illustration : plateau de CNBC consacré à la faille de sécurité web PHP2Shell

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Crédit : CNBC

PHP2Shell : des failles critiques découvertes avec l'aide de modèles d'IA

Deux failles critiques de PHP, baptisées PHP2Shell (CVE-2026-109618 et CVE-2026-109619), permettent d'exécuter du code à distance sur des serveurs. Wiz, filiale de Google, et des chercheurs travaillant avec les modèles d'OpenAI les ont identifiées avec l'aide de modèles d'IA. Les correctifs ont été publiés le 21 octobre.
PHP est un langage open source qui fait tourner une large part du web. Tous les sites qui l'utilisent ne sont pas forcément vulnérables, mais l'ampleur de son usage inquiète les autorités. La NSA a appelé mercredi les organisations à préparer les mises à jour, en recommandant de mettre hors ligne les systèmes concernés si un correctif immédiat est impossible. Le FBI a émis un avertissement similaire, comme les autorités de Singapour, du Royaume-Uni, d'Australie, du Canada et de l'Union européenne (CNBC).
Google indique que Wiz a utilisé des modèles d'IA pour trouver et analyser les failles, et que Gemini a servi à évaluer leur portée, tester des attaques possibles et vérifier les correctifs (Google Cloud). OpenAI affirme que des chercheurs travaillant avec ses modèles ont aussi contribué à la découverte, et dit avoir coordonné pendant deux mois une coalition de mainteneurs et d'éditeurs de sécurité avant la divulgation (OpenAI).
Amazon a détecté, grâce à son système MadPot, des tentatives d'exploitation avant la divulgation publique, sans savoir comment les attaquants avaient obtenu l'information (AWS). Cloudflare a déployé des règles de protection dans son pare-feu applicatif en attendant les mises à jour.

Autres actus en vrac

Nvidia : la demande des neoclouds est "hors normes", le capital manque. Lors du GTC de Berlin le 22 octobre, Jensen Huang a déclaré à CNBC que la demande est "off the charts" et que le fonds de roulement fait défaut. Un neocloud est un fournisseur de calcul spécialisé dans l'IA, comme CoreWeave ou Nebius, dont les titres reculaient de près de 4 % en avant-Bourse (CNBC).
Nvidia investit partout. La société a participé à 116 tours de financement en 2026, contre 12 en 2022, selon Dealroom, et a pris des parts dans cinq start-up britanniques pour 1,16 milliard de dollars (CNBC).
Meta réduit ses effectifs de 12 % en un trimestre. Le groupe compte 66 000 salariés, après des licenciements de l'été qui ont touché environ 10 % des équipes, soit environ 8 000 postes (CNBC).
Tesla dévoile le Roadster de nouvelle génération. Présenté le 15 octobre sur le site d'essais de SpaceX à McGregor (Texas), il est annoncé pour 2028, avec un 0 à 100 mph revendiqué à moins d'une seconde, des chiffres non vérifiés de manière indépendante (CNBC). Les réservations démarrent à 50 000 dollars.
Zuckerberg s'engage à rester en Californie huit ans. La clause accompagne la création d'une nouvelle catégorie d'actions, alors que la mesure électorale Proposition 40, un impôt sur la fortune, pourrait lui coûter plusieurs milliards de dollars selon Meta.
Les pertes de Reality Labs doivent baisser. La division lunettes et réalité virtuelle de Meta devrait perdre 15 milliards de dollars cette année, contre 19,1 milliards en 2025 (TechCrunch).

Conclusion : des agents installés, une infrastructure concentrée

Les agents permanents touchent le grand public : 10 millions d'utilisateurs pour Muse en six semaines, Duet chez Anthropic, Dots chez OpenAI. Les modèles d'OpenAI tournent désormais chez les trois grands fournisseurs cloud, et le panier moyen des achats faits via Muse dépasse 200 dollars.
En parallèle, une modification réseau côté SpaceX a suffi à suspendre des missions de drones ukrainiens, et les constellations européennes ne sont pas attendues avant 2029. Côté gouvernance, Anthropic réserve 5 % de son capital à un fonds d'intérêt public avant son IPO, tandis qu'OpenAI corrige ses failles après un audit externe de trois semaines. Côté sécurité, des modèles d'IA ont contribué à la découverte des failles PHP2Shell dans PHP, corrigées le 21 octobre.
Alex

À retenir

  • Deux failles critiques de PHP (PHP2Shell) ont été découvertes avec l'aide de modèles d'IA de Google (Wiz) et d'OpenAI, et corrigées le 21 octobre
  • Selon le WSJ, Musk a ordonné un plafond à 100 mph sur Starshield qui a coupé la liaison de drones ukrainiens, coûtant plus d'un million de dollars à une unité et retardant des missions de trois jours
  • OpenAI arrive sur Google Cloud (Model Garden et Antigravity, dans les prochaines semaines) et devient disponible sur les trois premiers fournisseurs cloud
  • Muse de Meta dépasse 10 millions d'utilisateurs en six semaines, 25 % l'utilisent chaque jour, et les achats dépassent 200 dollars de panier moyen pour plus d'un quart des acheteurs
  • Claude Duet, agent d'Anthropic basé sur Opus 5.5, ouvre en préversion sur liste d'attente pour les abonnés Pro et Max, avec plus de 6 000 connecteurs
  • Anthropic engage 5 % de ses actions dans un fonds d'intérêt public avant son IPO, et METR et Redwood ont trouvé des vulnérabilités dans le monitoring interne d'OpenAI

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